Hausses hors calendrier : ce que votre contrat autorise vraiment
Beaucoup de contrats de logiciels juridiques ne prévoient qu'un seul moment pour réviser les prix : le 1er janvier. Pourtant, il n'est pas rare de voir une hausse tomber en mars, en juin ou en novembre. Ces augmentations « hors calendrier » sont souvent inopposables.
La règle : une seule date contractuelle
Si votre clause de révision fixe le 1er janvier comme unique date d'ajustement, l'éditeur ne peut pas augmenter ses prix un autre mois. Le faire revient à modifier unilatéralement le contrat, ce qui se heurte à sa force obligatoire (article 1103 du Code civil).
Le cas des révisions unilatérales
Certains contrats plus récents autorisent l'éditeur à faire évoluer ses prix, mais à une condition stricte : notifier le client par écrit, plusieurs mois à l'avance (souvent avant le 1er octobre pour une application au 1er janvier suivant). Sans preuve de cette notification, la hausse est inopposable dans son intégralité. La seule question qui compte : l'éditeur peut-il produire cet écrit ?
Ce qu'il faut vérifier
- La date exacte de chaque augmentation sur vos factures.
- Ce que prévoit précisément votre clause de révision.
- L'existence (ou non) d'une notification écrite dans les délais.
Chaque mois facturé au tarif majoré sans fondement constitue un trop-perçu, réclamable sur les cinq dernières années (prescription quinquennale, article 2224 du Code civil).
Une hausse suspecte sur vos factures ?
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Faire le diagnostic →Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.